vendredi 22 septembre, 2017

Corrélation entre bonne gouvernance et développement économique : Madagascar, un cas d’école

Graphe

Quand on vit dans un pays dit développé, on ne se pose pas forcément la question de la corrélation entre bonne gouvernance et développement économique. C’est un fait accompli, une évidence que personne ou presque ne pense à remettre en question ni à expliciter, du moins au niveau de l’opinion publique.

Comme cela a toujours existé, on pense donc que ça a toujours été ainsi, qu’il n’y a pas eu d’étapes intermédiaires, de progrès, de tâtonnements, d’ajustements dans le temps et selon la conjoncture du moment. Bref qu’il s’agit de l’aboutissement et du résultat d’un long processus évolutif fait d’expérimentations, de compromis et de l’adoption de règles formelles.

Dès lors, pourquoi s’en étonner ni même chercher à comprendre pourquoi dans d’autres pays la formule ne prend pas toujours, et la situation parfois si différente ?

Bien sûr, tout n’est pas parfait dans les pays dit « développés », loin de là, il y a du chômage, des faillites d’entreprise, des conflits sociaux, des inégalités parfois criantes, de la pauvreté et j’en passe ; malgré tout, il existe des indices suffisamment tangibles que l’État, malgré tous ses défauts et avec les institutions en place, joue son rôle d’organisateur et de gestionnaire et tente d’apporter des réponses et des solutions, le plus souvent en coopération avec les autres composantes de la société en cas de blocage, car la machine ne doit jamais cesser de fonctionner, de produire et d’échanger, que ce soit des biens matériels ou immatériels.

Par machine, on entend nécessairement l’activité économique qui est l’un des piliers du bon fonctionnement de la société humaine, car il faut bien que les hommes s’occupent à quelque chose, qu’ils puissent donner un sens à leur vie. C’est là l’expression d’un point de vue philosophique, mais concrètement, c’est bien dont il s’agit au quotidien.

Pourquoi évoquer cette évidence, faire état de ce modèle de société qui n’est certes pas parfait, mais qui produit suffisamment de richesses pour contenter la majorité et pourvoir aux besoins fondamentaux des uns et des autres ?

Évoquer ce sujet est nécessaire, car bien trop souvent, on émet des avis catégoriques sans prendre en compte les différentes données d’un problème. Dans le même temps, il s’agit également d’essayer de comprendre qui de la bonne gouvernance ou du développement on doit prioriser. Ou encore que les deux sont peut-être indissociables et qu’il est impératif que ces deux notions concrètes aillent de pair pour ne pas créer des déséquilibres et des inégalités souvent sources de mal-être, de conflits latents et parfois de guerres ouvertes.

Nous voici au cœur du sujet, l’objet de cette interpellation. Nous n’allons pas évoquer en détail des analyses ou des statistiques économiques, politiques ou sociales, chacun est en capacité d’approfondir le ou les centres d’intérêt qui l’intéresse. Ce qui nous préoccupe, ce sont les fondamentaux, les situations concrètes du quotidien, le vécu et les conclusions parfois biaisées de ceux qui expérimentent ce genre de situation, ou les remarques parfois déplacées de simples observateurs qui ne manquent jamais de donner leur avis.

Nous disions en préambule que bonne gouvernance et développement économique étaient certainement liés, voire indissociables, si c’est le cas, et on n’a peu de chance de se tromper, cela explique bien des conditions dans les pays où cet équilibre n’a pas encore été atteint.

Madagascar un pays riche, mais paradoxalement l’un des plus pauvres de la planète

Prenons le cas de Madagascar, car ce site est en grande partie consacré à ce pays, et que ce pays est également un cas d’école en matière de contradictions plus ou moins assumées.

D’un côté on clame que c’est un pays riche, et de l’autre qu’il est l’un des plus pauvres de la planète, c’est bien qu’il y a un problème, un non-sens. Pourtant, il est bien doté des mêmes institutions que les autres, la population n’y est pas plus stupide qu’ailleurs et malgré tout, il stagne au fin fond des classements en termes d’indice de développement et autres performances économiques et humains.

Où peuvent bien se trouver le ou les problèmes dans ce cas ? Là est toute la question et nous allons tenter d’y répondre sans a priori ni défaitisme.

L’homme est doté d’intelligence dit-on, c’est donc lui qui logiquement organise son environnement, met en place ses institutions, désigne ses dirigeants, édicte des lois et des règles, met en place la justice et un ensemble d’outils qui lui permettent de vivre en bonne intelligence avec ses concitoyens. Si avec tout cela, et sachant que Madagascar n’est pas en conflit armé ou en guerre, c’est bien la preuve qu’il existe un déséquilibre, que le pays dans son ensemble n’avance pas à la même vitesse, que d’un côté il y a de nombreux laissés-pour-compte, et de l’autre ceux qui savent tirer profit du système en place.

Doit-on pour autant les blâmer ? Certainement non, car sans eux le pays serait encore plus mal classé dans les standards internationaux. Cependant, sont-ils toujours un exemple à suivre ? Oui et non.

Oui, car il faut un certain courage pour oser entreprendre, ça n’est pas inné et il faut une bonne dose de volonté pour y parvenir, perdurer et obtenir des résultats probants.
Évidemment, faut-il encore savoir faire le tri entre ceux qui ont véritablement l’âme de l’entrepreneuriat et tout ce que cela implique en termes d’engagement et de sacrifice, puis ceux qui s’affranchissent allègrement des règles et des lois, et enfin ceux, la grande majorité, qui adoptent tour à tour ces deux postures, parfois en toute connaissance de cause, parfois contraint par le contexte.

Toujours est-il que tout ce beau monde ne représente qu’une minorité et que la plus grande part des activités économiques sont le fait du secteur informel, pauvreté et sous-développement chronique obligent.

Ignorer ces faits par omission volontaire ou par aveuglement et manque d’information, c’est s’exposer à des conclusions souvent hâtives et erronées, quand il ne s’agit pas de verser dans l’angélisme.

Si maintenant on introduit la notion de bonne gouvernance (aux multiples critères que nous ne citerons pas tous ici) comme élément supplémentaire d’analyse, on comprend d’autant mieux le mode opératoire qui prédomine dans l’économie malgache : répartition des richesses inéquitables, règles du jeu biaisées, nombreuses situations de monopole ou constitution de groupes d’intérêt et d’une oligarchie fluctuante selon les changements de pouvoir. C’est un système instable qui aboutit cycliquement à des crises politiques majeures.

En effet et en se basant sur des études officielles pour préciser le propos, on peut appliquer à Madagascar plusieurs freins et contraintes que chacun pourra aisément reconnaître.

D’abord s’agissant de la bonne gouvernance, dans une optique à la fois politique, économique et sociale, voici quelques repères (tirés d’études et d’analyses officielles) pour en évaluer le niveau :

  • Un fonctionnement effectif des règles formelles (on entend par règles formelles les institutions comme les règles du jeu social, formelles et informelles, qui relient l’ensemble des acteurs sociaux, y compris l’État, et modèlent les comportements et les anticipations concourant (ou non) à la croissance. Ces règles créent le cadre essentiel qui permet à un agent de nouer (ou non) une transaction avec autrui, de s’engager (ou non) dans un projet à long terme (investir, éduquer ses enfants), actes qui sont au cœur de la création de richesse. Ce cadre procure (ou non) l’élément fondamental du processus de création de richesse : la réduction de l’incertitude. Cette réduction de l’incertitude, c’est la confiance que les individus ont dans le respect des règles au niveau de gouvernance considérée (local, national, entreprise…). C’est elle qui sécurise les transactions et les anticipations des acteurs…).
  • Le respect de la propriété et des contrats.
  • Une administration efficace et peu corrompue.
  • Des marchés régulés et efficients.
  • Les règles de la démocratie respectées.

Pour faire simple et dans un langage compréhensible pour tous, est-ce qu’à Madagascar respecter la loi coule de source par exemple ? Est-ce que les lois s’appliquent à tous sans discrimination ni impunité ? Est-ce qu’à Madagascar, et cela à tous les niveaux de la société, on a l’habitude de sceller une transaction avec un contrat écrit, et est-ce qu’on respecte les accords conclus jusqu’au bout du processus ? Est-ce qu’en cas de litige entre individus lambda, on fait systématiquement appel aux forces de l’ordre et l’on suit une procédure légale pour résoudre un différend, ou il arrive également que l’on se fasse justice soi-même ? Et qu’en est-il dans les territoires enclavés, sur qui et sur quoi repose la loi et la justice par exemple ? D’un point de vue général, fait-on plutôt confiance ou non à l’administration et à ses agents ? Est-on plutôt libre d’exprimer ses opinions sans crainte d’être ostracisé, condamné ou sanctionné ?

Le ou lesquels de ces critères sont pleinement fonctionnels dans ce pays ? Et que fait-on concrètement pour remédier aux défaillances constatées ? À vous lecteurs et peut-être acteurs d’y répondre en essayant de vous rappeler depuis combien de temps ce type de problème a été soulevé, et les améliorations que vous auriez constatées depuis.

Madagascar fait face à un double handicape

Par ailleurs, on peut dire sans se tromper que Madagascar, en tant que pays et dans sa quête de mieux-être, fait face à un double handicape.

D’abord, il semble qu’il n’existe pas d’État stratège qui donne des orientations sur la voie à suivre pour un véritable décollage économique, et de l’autre, le même État n’applique que partiellement les recommandations des partenaires internationaux.

Madagascar fait partie de ces pays dont les dirigeants étatiques n’ont pas suffisamment de volonté propre, qui sont incapables de mettre en place une stratégie économique visant à amorcer un décollage économique. En contre-exemple, et pour être clair et sans ambiguïté, on peut citer les modèles chinois, vietnamien, thaïlandais, russe, éthiopien, etc. Certes, ce ne sont peut-être pas toujours des modèles de démocratie, mais ils ont su trouver les ressources humaines pour faire décoller leur pays pour ne pas subir éternellement les affres de la pauvreté.

De même que malgré l’assistance quasi constante fournie par les partenaires internationaux comme les bailleurs de fonds, les agences de développement, il ne semble pas qu’il y ait des progrès significatifs, ni à court terme ni à long terme.

Le pays et ses dirigeants ne suivent donc aucune de ces deux voies, ni par la volonté de se prendre en charge et de créer seuls les conditions d’un décollage économique ni en suivant les recommandations des partenaires internationaux, en tout cas pas de façon suffisamment sérieuse et constante, d’où certainement le phénomène de stagnation constatée depuis des décennies.

Certes, on voit poindre de nombreuses initiatives privées, mais il n’y a aucune coordination au niveau de l’État, que ce soit à l’échelle locale ou nationale. On a plutôt l’impression d’assister à un vaste capharnaüm, fait d’opportunités à saisir dans l’instant jusqu’à épuisement de la ressource ou bien encore jusqu’à disparition de la demande, qu’il s’agisse d’un service ou d’un bien, sans qu’il n’y ait anticipation sur la mutation possible de l’activité ainsi créée. De même la propension à l’imitation, sans chercher à diversifier ou à faire évoluer l’offre, finit toujours par saturer le secteur pour lequel l’offre a été créée, car évidemment le pouvoir d’achat ne suit pas et le marché souvent restreint ou limité du fait du trop grand écart de moyens et des capacités à satisfaire les besoins au sein de la population.

Théoriquement et avant la mise en pratique, voici les recommandations à suivre pour un pays comme Madagascar considéré comme « divergent » (gouvernance médiocre et développement économique anémique) :

  • Les élites doivent décider que le développement est une priorité.
  • Les diverses forces vives doivent s’entendre pour faire émerger l’intérêt commun.
  • Les autorités doivent adopter une vision stratégique, s’y tenir, anticiper et s’adapter suivant la conjoncture (capacités de coordination des acteurs et de sécurisation des anticipations).
  • Les ministères et les administrations doivent impérativement se coordonner entre elles, que les décisions prises soient appliquées à tous les niveaux où que ce soit sur le territoire.
  • L’État doit améliorer les règles essentielles notamment parce que Madagascar est une société majoritairement rurale. Gérer les divergences d’intérêts, entraîner la société dans la prise de risque et également imposer le concept que la réalisation d’un bien commun est supérieur à la somme des intérêts particuliers.
  • L’État doit assurer une meilleure qualité des biens publics de base comme la santé et l’éducation.
  • L’État doit assurer la sécurité des droits et des transactions, notamment dans le foncier agricole (une priorité à Madagascar).
  • La société doit s’ouvrir à l’innovation et en faire un instrument de développement.
  • Les entreprises doivent également innover et rattraper leur retard technologique pour être compétitives et suffisamment armées pour affronter la concurrence, notamment en cas d’ouverture à l’internationale.

Bien entendu on ne peut pas dire que Madagascar ait fait l’impasse sur toutes ces recommandations, cependant il existe d’autres freins susceptibles d’entraver tout décollage économique. Ils font partie intégrante de l’histoire de Madagascar et sont des sujets qui ressurgissent à intervalle régulier et animent l’opinion publique qui n’arrive pas à s’en défaire.

Une rupture profonde pour amorcer le décollage économique

Il est dit que le décollage économique est d’abord le fruit et la conséquence d’une rupture, d’un changement parfois brutal et profond, mais véritablement nécessaire.

Les changements radicaux que nous allons évoquer sont également le fruit d’études et d’analyses comparatives officielles. Étonnement, ces changements semblent destinés trait pour trait pour Madagascar :

  • Changement radical entre une société où l’existence n’a de sens que par l’appartenance héritée à un groupe (famille, clan, village…), versus une société où les êtres sont avant tout des individus libres de choisir leur identité.
  • Changement radical entre des sociétés où prévaut la soumission à l’autorité du dirigeant, du père, de la tradition, des croyances, versus celles où la liberté de l’individu est établie sur la base de droits impersonnels.
  • Changement radical des mécanismes de solidarité face à la maladie, au chômage, à la vieillesse, de solidarités fondées sur le partage des risques au niveau familial, villageois… à des solidarités institutionnalisées, fondées sur des droits universels (impersonnels).
  • Changement radical face à la fécondité, d’une attitude faisant de l’enfant une ressource pour l’immédiat et une sécurité pour le grand âge, versus l’enfant comme coût, pour l’avenir duquel les parents investissent.
  • Changement radical entre les systèmes où c’est le capital social de chacun qui détermine la position dans la société, versus les systèmes où le mérite individuel est reconnu, quelle que soit son origine.
  • Changement radical dans l’approche de l’investissement économique, d’un système où la diversification des activités est la réponse rationnelle, en termes de survie, aux risques climatiques, économiques, politiques, de santé, versus l’investissement visant la maximisation du profit dans un environnement institutionnel sécurisé à une large échelle par des droits universels (impersonnels).
  • Changement radical entre les sociétés où l’accès au marché est verrouillé par les élites en place, versus les sociétés où la création d’entreprises, l’accès au crédit, la sécurité des droits de propriété pour tous permettent à un grand nombre de se lancer à une échelle significative dans l’entrepreneuriat.
  • Changement radical d’un système où les organisations (État, entreprises…) sont indissociablement liées aux personnes qui les animent versus un système où ces organisations subsistent au-delà de leurs dirigeants, adossés à des dispositions juridiques indépendantes des personnes, gérant sur un mode formel les dispositifs de dévolution et de changement du pouvoir.
  • Changement radical entre les sociétés où la menace permanente de déstabilisation de l’ordre social réduit l’horizon des acteurs versus les sociétés où les conflits politiques, sociaux, sont encadrés par des règles formelles et acceptées, permettant un élargissement de l’horizon pour la prise de risque individuelle et collective dans l’investissement, la création, l’innovation.

À la lumière de ces quelques recommandations, on voit bien tout le chemin restant à parcourir. Et même s’il existe des institutions à Madagascar, on constate tous les jours qu’elles ne jouent pas forcément le rôle qui leur est dévolu, c’est-à-dire la production de confiance et la garantie de sécurité.

Si ça avait vraiment été le cas, nous aurions, en tant qu’individu et acteur, moins de risque à subir la corruption, le népotisme ou l’arbitraire quand l’on a affaire à l’administration par exemple. Nous n’aurions pas à supporter seuls tous les coûts des catastrophes naturelles ou bien encore de faire face seul aux conséquences d’une instabilité sociale ou politique.
Nous aurions par ailleurs davantage d’entrepreneurs, de personnes exerçant une activité dans le secteur privé et moins de fonctionnaires, car les institutions et tous les outils fournis avec, seraient là pour couvrir les risques à devenir autonome et véritablement productif, dans le sens économique du terme. Les investissements seraient plus conséquents et de façon plus ciblée, avec au bout du compte des rendements relativement élevés. Confiance et sécurité sont donc la clé.

Des groupes d’intérêts privés qui s’opposent au changement

Encore faut-il que tout le monde soit d’accord avec ces recommandations et ces principes de base.

En effet, au-delà des bonnes intentions affirmées ici et là, il existe des groupes d’intérêts particuliers qui s’opposent énergiquement au changement et à la transformation de l’ordre social, car cela menace directement leur accès privilégié aux ressources économiques et politiques. Ces groupes d’intérêts agissent généralement dans les sphères politiques, économiques et sociales et à tous les niveaux de la gouvernance.

Entre eux se jouent des rapports de force, des jeux de pouvoir et des luttes permanentes. Ces « insiders » comme on les désigne, font partie de l’élite politique et économique. Ils se partagent l’accès aux ressources qui peuvent être d’ordre politique, ou par un monopole de l’information et l’accaparement des richesses. Ils existent à tous les niveaux, du national au local et s’organisent en groupe d’intérêts particuliers de force et d’influence diverse. Ils peuvent s’associer pour déstabiliser l’équilibre des pouvoirs en place, soit en mobilisant leur accès à certaines ressources, soit en usant de la violence. Quasiment tous les changements de régime à Madagascar sont le fruit de ce type de scénario. Ils sont toujours prédominants à l’heure où nous parlons, d’où certainement l’incapacité à changer ou à oser la rupture brutale comme préconisée.

Combat permanent pour une bonne gouvernance et pour un développement économique

Bonne gouvernance et développement économique sont donc pour la plupart du temps liés sauf exception, mais toujours avec un rattrape tôt ou tard selon le niveau de développement et de croissance atteint.

On ne peut pas, en tout cas en ce qui concerne Madagascar, distinguer les deux et les opposer. Il existe un combat permanent pour faire progresser l’un comme l’autre.

On ne règle pas un différend politique en éliminant physiquement un opposant ou en le forçant à l’inaction. Comme on ne peut pas éliminer un concurrent économique en utilisant des moyens de coercition ou en le dépossédant tout bonnement de ses biens par la force et la violence.

Les déclarations à l’emporte-pièce, les critiques sans fondement par méconnaissance des mécanismes et des logiques économiques ou par simple ignorance, sont une perte de temps et d’énergie.

Toutes les contributions sont utiles à condition qu’elles aillent dans le sens d’un changement profond, qu’elles aient une incidence véritable sur les autorités et les dirigeants en place ou amener à l’être.

Les avancées technologiques, leur adoption et leur intégration par la population sont une très bonne chose, mais à condition qu’elles ne soient pas cantonnées à contribuer à l’oisiveté et aux loisirs. Madagascar dans son état actuel ne peut pas se permettre d’inverser ou de se tromper de priorité, comme on ne peut pas se permettre de se leurrer en adoptant tous les standards des pays développés, alors même que la sentence est sans appel, plus de 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté et que le pays reste cantonné au rang de « divergent ».

À chacun d’en tirer toutes les conséquences et d’agir selon ses sensibilités et préférences, et non pas de passer son temps à dénigrer ou à sous-estimer les efforts des uns et des autres sous prétexte que les priorités ne sont pas les mêmes pour tout le monde, car « bonne gouvernance politique » et « développement économique » sont définitivement liés.

A propos de l'auteur

Parfois freelance, souvent autodidacte, résolument indépendant, je suis passionné par les relations humaines, la politique et les nouvelles technologies que je conçois comme un outil et un vecteur d'émancipation.

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