dimanche 30 avril, 2017

Remanier en vue d’un gouvernement de compétence et d’autorité

Mahazoarivo Madagascar

Les élections de décembre 2013 devaient, selon l’expression consacrée, mettre un terme à la crise politique qui elle-même avait duré près de cinq années, avec toutes les conséquences funestes que tout le monde ou presque a pu constater.

Même si fondamentalement il y avait de quoi émettre de sérieux doutes quant au déroulement de l’ensemble du processus, à commencer par les critères, peu objectifs et sources de discordes, ayant permis d’établir la liste des candidats en lice, ou encore l’encadrement et l’organisation chaotique, teintée d’amateurisme, du processus électoral avec au bout du compte des résultats connus à l’avance par la magie du fait accompli ; personne n’avait intérêt à ce que ces élections capotent ou soient reportées.

Cependant et sachant ce consensus plus ou moins accepté et respecté de tous au nom sans doute de l’intérêt national pour les plus convaincus, les nouveaux dirigeants élus avaient le devoir et l’obligation d’agir et de se comporter de façon exemplaire une fois aux commandes du pays. L’acceptation faite de fermer les yeux, que ce soit du côté de la communauté internationale ou de l’opinion publique nationale, sur l’impartialité de ces élections aurait dû également pousser les nouveaux dirigeants à faire preuve de vertus peu communes avec pour objectif principal de faire oublier et de démontrer que la transition n’était plus qu’un mauvais souvenir et que de nouvelles pratiques politiques allaient se substituer à celles qui avaient mené Madagascar à la crise.

Malheureusement, nous sommes tous en mesure de constater que rien n’a changé et qu’au contraire, toutes les déviances constatées durant la transition se sont institutionnalisées au point de devenir la norme. Une norme implacable, imposée par la force, accompagnée et soutenue par des mesures coercitives élaborées et mises en pratique, sans discernement, par un exécutif omnipotent et sûr de son pouvoir.

Désarmés et dupés, les premiers à se mordre les doigts de cette situation de fait accompli, sont les membres de la communauté internationale qui, tour à tour et en usant d’un langage diplomatique, tentent de rappeler à l’ordre les nouveaux dirigeants cela sans effet notoire, ou carrément, regrettent, loin des micros et du public, d’avoir soutenu ou favorisé un tel ou un tel. En effet, il est une chose d’avoir pu et su imposer des élections, il en est une autre de devoir gérer des partenaires retors et peu soucieux de l’éthique et des valeurs communément admises nécessaires à toute bonne gouvernance. Évidemment, la reconnaissance est là, il ne pouvait pas en être autrement, mais c’est une reconnaissance de façade, un processus politique automatisé et communément appliqué à tout pays ayant franchi un certain nombre d’étapes et couronné par ce que l’on appelle, naïvement, le « retour dans le concert des Nations ». Toutefois, la communauté internationale dispose d’un moyen de pression supplémentaire et il est actuellement à l’œuvre dans le fait qu’aucune aide financière concrète et d’envergure n’a été accordée jusqu’à ce jour.

Quant aux Malgaches eux-mêmes, il y a ceux qui se satisfont de cette situation. Il est aisé de les reconnaitre, car ils gravitent sans exception dans le giron du pouvoir en place et sont soit les donneurs d’ordre ou bien les supplétifs d’un vaste système quasi « politico mafieux », alimenté et motivé par une corruption généralisée et surtout, par le trafic des ressources naturelles du pays qui continuent d’être pillées et exploitées méthodiquement à une échelle encore jamais vu jusqu’ici. Ceux-là n’ont que faire des normes, de l’éthique et des valeurs si ce n’est, à l’image des responsables étatiques les plus exposés, de s’en draper publiquement dans le seul dessein de camoufler artificiellement les déviances qui, elles, continuent de tourner à plein régime en coulisse, et d’alimenter et de grossir les caisses et la fortune des uns et des autres.

Il y a également ceux qui pensent que, quoi qu’il arrive, la situation se normalisera d’elle-même et qu’il n’y a pas de temps à perdre à chercher un palliatif à cette faillite de la politique. Ceux-là misent généralement sur l’économie et le business, et comptent certainement sur leurs réseaux d’influence personnelle pour ne pas être la cible désignée et facile d’une administration publique financièrement aux abois, et donc prompt à user de méthodes parfois musclées pour soutirer quelques avantages de toute activité économique d’envergure. Les syndicats d’entrepreneurs en savent quelque chose.

Puis il y a ceux qui pensent que la politique est primordiale et que des solutions sont possibles sans qu’il faille obligatoirement en passer par la rue, en tout cas dans un premier temps.

Quelles sont donc les solutions envisageables ?

Dans la situation actuelle, une seule s’impose par son évidence : un remaniement gouvernemental susceptible de provoquer un sursaut et de changer la donne.

Pour sauver le pays, il faut remanier

Tous les ingrédients sont réunis pour exiger un remaniement de grande ampleur et qui inclut le changement du chef du gouvernement. Certes, cela ne fait que six mois que les dirigeants actuels sont en poste, mais cela fait six mois de trop. Ils ont totalement perdu le peu de confiance que la population avait bien voulu leur accorder à défaut de leur contester la transparence et donc la légalité du processus électoral leur ayant permis de prendre les rênes du pays. Leur légitimité est constamment remise en cause et l’inefficacité de leur politique n’est plus à démontrer puisque l’ensemble des indicateurs est dans le rouge, quand ils ne se sont pas tout simplement aggravés, malgré la fin officielle de la transition.

Le moral des Malgaches est en berne, la pauvreté galopante. La situation de l’emploi n’est pas mesurable puisqu’il n’existe pas de statistique fiable, mais il suffit d’observer les conditions de vie de la majorité de la population pour se rendre compte du profond dénuement de la société. Face aux critiques qui ne cessent d’enfler, le président et le gouvernement répondent par le mépris, l’arrogance, la provocation et emploient la force ainsi que l’intimidation pour tenter de bâillonner et de censurer leurs détracteurs. Des journalistes et une partie de la presse, celle qui n’est visiblement pas aux ordres, ont notamment fait les frais de ce raidissement.

La situation est donc franchement critique et on commence à mesurer les limites d’une gouvernance basée sur les effets d’annonce et le marketing politique. Par conséquent, plusieurs décisions concrètes doivent être prises et la plus urgente serait de remanier le gouvernement.

Certes, les thuriféraires du pouvoir actuel s’opposeront à un quelconque changement, mais cela devient inévitable tant l’enlisement est prononcé et l’incapacité des responsables évidente. Continuer à triturer la Constitution, à contourner les lois ou à les violer, n’apportera qu’un répit temporaire, car un jour ou l’autre les forces d’opposition finiront de toute façon par converger et le pire sera alors à craindre.

La confiance placée en Kolo Roger (accessoirement ministre de la Santé) n’est pas en mesure de résister à la somme de l’incompétence dont font preuve l’intéressé et son gouvernement

L’absence flagrante d’une vision ou d’un programme saute aux yeux lorsqu’on observe les gesticulations continuelles de l’actuel premier ministre. On ne peut pas non plus dire qu’il fasse preuve d’autorité ou d’un quelconque leadership capable de mobiliser et de transcender le gouvernement qu’il dirige.

Acculé et fragilisé, on constate que Kolo Roger resserre les rangs et s’organise pour se constituer un clan dont les membres sont exclusivement issus de la même origine géographique et ethnique que lui. Cette tactique peu commune n’a pas sa place dans une gouvernance républicaine et pourtant c’est bel et bien le cas.

Par ailleurs, ses annonces fantaisistes comme de prévoir un taux de croissance de 7 % en six mois ou encore la création de 500.000 emplois en un an, sans que tout cela ne soit suivi d’un début des faits, décrédibilisent un peu plus ce chef d’institution.

Non content de n’avoir rien de concret à proposer aux Malgaches, ce responsable se complait dans la théâtralisation de sa gouvernance comme dans cette opération purement marketing qui consiste à démontrer que Madagascar n’est en aucun cas sous la menace du virus Ebola [1], puisque les aéroports sont parfaitement organisés et les différents personnels en mesure de détecter tout cas suspect. Heureusement que le ridicule lui ne tue pas.

À côté de cela et pour en revenir aux sujets sérieux et qui demanderaient une attention particulière, on ne peut pas non plus dire que, sur le plan intérieur, le premier ministre ait été d’une grande efficacité dans la lutte contre l’insécurité et les différents foyers de tensions ou encore contre le trafic de bois de rose [2] pour ne citer que quelques exemples emblématiques. Sur le plan extérieur, lui et son gouvernement n’ont pas non plus été capables d’infléchir la position des bailleurs de fonds qui continuent de poser un regard méfiant sur Madagascar et sont donc pour le moment peu enclins à s’engager réellement, même si des annonces concernant des négociations sont rapportées à intervalle régulier.

De même que si le premier ministre avait fait la preuve d’un peu plus de compétence dans la conduite des affaires de l’État, la violation flagrante de l’article 54 de la Constitution ne serait plus qu’un mauvais souvenir, car ses actions auraient légitimé sa nomination aux forceps. Malheureusement son bilan catastrophique ne plaide pas en sa faveur et son remplacement devient une évidence.

La ministre des Affaires étrangères :

Aussi effacée que peu dynamique, la ministre s’est distinguée de deux façons différentes. D’une part, et en tant que chef de la diplomatie, elle n’a pas réussi à faire revenir la confiance des bailleurs de fonds. Bien que la responsabilité de cet échec ne repose qu’en partie sur ses épaules, il s’agit là de la preuve de son manque évident d’efficacité. D’autre part et à l’instar de ses collègues les plus engagés dans l’application des mesures coercitives, elle s’est distinguée dans la promulgation d’une liste d’une centaine de personnes interdites de sortie du territoire. Cette liste qui n’a pas été rendue publique, mais a cependant été distribuée aux chancelleries étrangères dans le but évident de bloquer toute possibilité d’obtention d’un visa pour les personnes concernées. La question se pose toujours de l’origine de cette liste, des raisons concrètes et motivées de la présence de ces personnes sur cette liste et de sa validité.

Le ministre de l’Environnement :

La nomination de l’actuel ministre de l’Environnement a dès le départ défié toute logique sachant ses accointances avérées avec les milieux qui organisent le trafic lucratif du bois de rose. Bien entendu et une fois encore, on aurait pu fermer les yeux sur ce genre de contradiction si ledit ministre s’était mis à combattre ce trafic une fois nommé, cela en accord avec les déclarations du président de la République lui-même qui s’était engagé à endiguer ce fléau dès le début de son mandat. Malheureusement et comme on devait s’y attendre, le ministre en question n’a pas levé le petit doigt pour contrecarrer ce trafic, cela malgré les preuves évidentes produites par des ONG comme Voahary Gasy qui relate un développement inquiétant du dit trafic. La question se pose si l’on a à faire à une incompétence volontaire ou à autre chose. L’avenir nous le dira.

Le ministre de l’Elevage :

À l’instar de son collègue de l’environnement, le ministre de l’élevage est de ceux dont la nomination constitue une énigme tant ses activités passées dans le privé ne cadrent pas avec les responsabilités qui sont les siennes aujourd’hui. Son score de 2% aux présidentielles a peut-être joué en sa faveur par un report des voix en faveur du président élu, cependant la gestion et les résultats de son ministère sont à l’image de l’énigme qu’il constitue.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports :

Incapacité et bourdes à répétitions sont la signature caractéristique du ministre. On cherche encore un début voire une bribe de programme pour ce ministère pourtant chargé entre autre d’encadrer la jeunesse malgache qui en a bien besoin.

Le ministre de la Pêche :

À la fois ministre et président de la fédération malgache de football, ce responsable est avant tout un cumulard qui ne brille dans aucune des deux fonctions dont il a la charge. Fataliste, réaliste ou simplement conscient de ses incapacités, il a dernièrement fait l’aveu, dans une émission télévisée, que l’équipe nationale de football n’atteindrait pas une phase finale de coupe du monde, au moins jusqu’en 2026. Ce manque flagrant d’ambition est sans doute un trait de caractère bien ancré. Si l’on devait compter le nombre d’années passées à la tête de la fédération malgache de football et comparer cela aux résultats obtenus, il y a de quoi légitimement s’inquiéter si le même scénario devait se reproduire à la tête du ministère de la Pêche.

Le ministre du Transport :

Voilà un ministre qui semble s’être trompé de ministère, en tout cas à l’aune de ses déclarations concernant la gestion des véhicules importés et bloqués sous douanes, leur propriétaire n’ayant pas les moyens de les dédouaner. En effet, ce ministre propose ni plus ni moins de vendre ces véhicules sous forme de pièces détachées. Évidemment, il ne s’est pas étalé sur le processus, car il faudra bien démonter un à un ces véhicules. De même qu’il faudra désigner un ou plusieurs prestataires et établir une grille des prix pour chaque pièce récupérée et leur trouver un circuit de vente. Bref, on imagine aisément que cette décision n’est pas fortuite et qu’avec autant d’intermédiaires, il y a anguille sous roche.

Pourquoi ne pas avoir tout simplement proposé des facilités de paiement comme un délai raisonnable aux propriétaires de ces véhicules ?

Par ailleurs, ce responsable s’est distingué en servant de caisse de résonance à une annonce faite par le président de la République concernant la livraison d’une locomotive et d’un wagon [3], tout deux visiblement d’occasions. Certes, c’est un don qu’on ne peut refuser par principe et par politesse, mais le ministre en question s’est-il au préalable interrogé sur l’état du réseau ferroviaire sur lequel ses collègues et lui pensent faire fonctionner ce matériel ? S’est-il interrogé sur le type d’énergie utilisé pour propulser ce matériel ? Bref n’a-t-on pas une fois de plus mis la charrue avant les bœufs ou bien ne s’agissait-il là que d’une opération de communication destinée à détourner l’attention de l’opinion publique des vrais problèmes et des vraies urgences, méthode connue et utilisée sous l’ère Ravalomanana et ses fameux tramways pour la capitale ? Cette légèreté est tout bonnement inqualifiable.

Le ministre de la Communication :

La solidarité gouvernementale est un fait, mais quand des responsables étatiques s’attaquent à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, le ministre de la Communication a le devoir de prendre ses distances ou en tout cas de pondérer les velléités liberticides de ses collègues or, celui-là a brillé par son silence. Un comble pour un ministre chargé de la communication.

Le ministre de la Défense nationale :

S’il est un mal qui pénalise la société malgache, qui entrave le développement économique et qui engendre un climat de psychose, c’est bien l’insécurité qui ne cesse de s’aggraver jour après jour. Prenant toutes les formes, elle n’est plus un problème conjoncturel, mais est devenue un problème structurel pour lequel le ministre n’a pour le moment aucune réponse à apporter, sinon des réactions épidermiques et toujours plus de violence dans une société par ailleurs minée par la pauvreté et l’absence totale de perspective.

Qui donc pour garantir la sécurité des personnes et des biens ? Qui donc pour garantir l’État de droit si le ministre en charge de la défense n’a pas de plan ou de stratégie et est incapable de gérer ses troupes, au sens propre comme au figuré ?

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation :

Il s’agit ici d’un ministère clé puisque c’est celui en charge de maintenir et d’assurer la cohésion des institutions sur tout le territoire. De même qu’il doit garantir, au nom de l’État, que chaque citoyen puisse exercer ses droits, ses devoirs et ses libertés.

Paradoxalement, le ministre semble avoir pris le contrecourant de sa mission en agissant uniquement pour les intérêts personnels et à court terme de l’exécutif. D’une part, il sert de bras droit au pouvoir pour légaliser toutes les manœuvres visant à confisquer le pouvoir et à réduire les libertés des citoyens, d’autre part, il participe activement à la manipulation des lois dans cette tentative d’établir les nouvelles bases de la loi sur la décentralisation.

Quant à son rôle de garantir l’intégrité et l’autorité des institutions sur l’ensemble du territoire, l’échec est patent, car il n’y a jamais eu autant de justice populaire et expéditive en lieu et place de l’autorité de l’État et des processus légaux de règlement des conflits. C’est dire le peu de confiance que les citoyens ont envers leurs institutions, prémices de l’anarchie.

Ce qui fait dire que le ministère de l’Intérieur semble être là pour « légaliser » les délits du régime plutôt que de servir le peuple et de rendre service aux citoyens en l’aidant à s’émanciper tout en garantissant sa sécurité.

Cette brève immersion dans la façon dont ces différents ministères sont gérés n’est pas exhaustive tant il y a à dire, cependant, il suffit de faire la somme des incompétences et on a un aperçu du marasme, de l’incohérence et de l’inefficacité de l’équipe gouvernementale actuellement en place.

Un remaniement se justifie et s’impose, car plus rien ne va

Hery Rajaonarimampinaina a le choix, maintenir ce gouvernement fait de bric et de broc dont l’incapacité et l’incohérence n’a d’égal que l’arrogance de ses membres, ou bien changer de cap et d’équipe pour légitimer sa propre position à la tête de l’État.

Ce remaniement se justifie parce qu’il est évident que les intérêts supérieurs de la nation sont menacés. L’État au lieu d’être la réponse ultime aux nombreux problèmes qui minent l’ensemble de la société malgache, en devient la source principale. Incapable de combattre efficacement l’insécurité, d’endiguer les nombreux trafics et de trouver des réponses à la paupérisation de la population, il excelle au contraire à réduire les libertés individuelles, à entraver la liberté d’expression, à bâillonner ces opposants et ceux qui osent critiquer ou émettre des avis contraires. Ce raidissement est caractéristique d’une fuite en avant et d’une perte de contrôle et de légitimité aggravés.

Cette faillite généralisée de l’État doit cesser. Le président de la République doit se doter d’une sérieuse « légitimité » du pouvoir et a l’obligation de nommer un gouvernement qui se préoccupe du sort de la population et non de ses propres intérêts.

Notre proposition : instituer un gouvernement de compétences qui répond à la situation actuelle et apte à préparer l’avenir du pays

En réponse à la situation, nous prenons la responsabilité de proposer un gouvernement type qui selon nous, pourrait être capable de redresser la barre et d’impulser une dynamique nouvelle et en mesure de redonner confiance à la population.

C’est un gouvernement de compétence capable d’aider le président de la République à mener à bien sa mission et de sortir Madagascar de l’impasse. Il aura trois objectifs clairs et urgents : (1) retrouver la confiance internationale (afin de pouvoir bénéficier rapidement des financements indispensables pour relancer l’économie nationale) ; (2) Garantir la stabilité politique (condition sine qua non de tout développement, à travers l’instauration durable de la paix sociale) ; et (3) la restauration de l’État de droit (garant du retour de l’autorité de l’État).

Ce « gouvernement de compétence » aura comme finalité de (1) préparer l’avènement d’un pouvoir légitime (conformément à la Constitution et à l’État de droit) ; (2) restaurer, sur l’ensemble du territoire national, l’autorité de l’État, le respect de la chose publique et imposer l’esprit de justice qui donne sens aux lois républicaines ; et (3) réinstaurer l’éthique dans la conduite des affaires nationales et dans la pratique politique.

Les membres de ce gouvernement de compétence ont été choisis selon quatre (4) critères clairs et qui correspondent aux exigences de la situation : (a) le degré d’intégrité intellectuelle et morale ; (b) le niveau de compétence technique dans leurs domaines respectifs ; (c) la représentation soucieuse de l’équilibre régional ; (d) l’approche parti politique, mais conditionnée par la présence de caractéristiques propres aux hommes d’État, pour s’assurer que les personnes choisies priment l’intérêt supérieur de l’État sur leur ambition personnelle.

Les raisons de nos choix : Primer l’intérêt national sur les ambitions personnelles

Nous réitérons que ce choix nous engage nous, et non les personnes citées. Nous nous excusons par avance de citer des personnalités sans les avoir prévenu, car notre choix a été dicté par notre reconnaissance objective et sincère en ce que ces hommes et ces femmes sont de haute réputation, intègres intellectuellement et moralement, compétents et capables d’occuper les postes à eux attribués.

Soucieux de trouver une solution à l’enlisement de notre nation, nous nous sommes permis d’avancer cette proposition dans l’espoir que l’État et les dirigeants qui en ont la charge soient de nouveau aptes à affronter les nombreux défis qu’ils seront amenés à relever.

Nous pensons que ces hommes et ces femmes ont la capacité de remettre notre pays dans le droit chemin. Nous pensons que ce sont les « Olo-manga » (hommes de valeur ou élites) dont le pays a besoin.

Crédit photo : MyDago

Veuillez consulter ci-dessous, au format PDF, la composition du gouvernement de compétence

[pdf width= »550px » height= »700px »]http://www.tanjona.org/wp-content/uploads/2014/08/Composition-du-gouvernement-de-compétence1.pdf[/pdf]

A propos de l'auteur

Parfois freelance, souvent autodidacte, résolument indépendant, je suis passionné par les relations humaines, la politique et les nouvelles technologies que je conçois comme un outil et un vecteur d'émancipation.

A voir également

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Veuillez répondre à la question *
Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.